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	<title>Blog Seven Equities &#187; Valeur défensive</title>
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	<description>Analyses financières et boursières pour particuliers</description>
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		<title>Analyse Pernod Ricard</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2009 14:23:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Né du rapprochement de Ricard et Pernod en 1975, le groupe s’est développé tant par croissance interne que par croissance externe. Ainsi purement français à l&#8217;origine, le groupe se diversifie est devient européen puis leader mondial dans le secteur des vins et spiritueux. L’acquisition d’une partie de Seagram (2001), d’Allied Domecq (2005) et celle récente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Né du rapprochement de Ricard et Pernod en 1975, le groupe s’est développé tant par croissance interne que par croissance externe. Ainsi purement français à l&#8217;origine, le groupe se diversifie est devient européen puis leader mondial dans le secteur des vins et spiritueux. L’acquisition d’une partie de Seagram (2001), d’Allied Domecq (2005) et celle récente de Vin &amp; Sprit (2008) ont fait du Groupe le co-leader mondial des vins et spiritueux.</p>
<p>Présent sur les cinq continents avec un chiffre d’affaires consolidé de 6 589 millions d’euros en 2007/08. Pernod Ricard possède l’un des portefeuilles de marques les plus prestigieux du secteur et s&#8217;organise autour de 10 familles de produits: scotchs et whiskies (Chivas Regal, The Glenlivet, Jameson, Clan Campbell, Ballantine&#8217;s, Royal Stag, 100 pipers, Wild Turkey, Aberlour, etc.), cognacs et brandies (Martell, Brandy Domecq, etc.), rhums (Havana Club et Montilla), vins (Jacob&#8217;s Creek, Montana, etc.), gins (Seagram, Beefeater), anisés (Ricard, Pastis 51, Pernod, etc.), vodkas (Wyborowa, Zybrowka, Stolichnaya), liqueurs (Malibu, Kahlua, etc. ), champagnes (Mumm et Perrier-Jouët), amers (Amaro Ramazotti, Suze, etc).</p>
<p>Pernod Ricard s’appuie sur une organisation décentralisée, composée de 7 filiales «Propriétaires de Marques» et de 70 filiales de «Distribution» présentes sur chaque marché clé, qui représente plus de 19 300 collaborateurs.<br />
La répartition géographique du chiffre d&#8217;affaires est la suivante : France (10,8%), Europe (32,9%), Amériques (25,8%) et autres (30,5%).</p>
<p><strong>INFORMATION FINANCIÈRE</strong></p>
<p>Le chiffre d’affaires consolidé (hors droits et taxes) de Pernod Ricard atteint 1 756 M€ au 1er trimestre 2008/09, en progression de +13%.  La croissance interne s’élève à +7%, tirée par les spiritueux super premium, les pays émergents et certains pays occidentaux. L’effet périmètre (+12%) traduit essentiellement l’intégration de Vin &amp; Sprit à compter du 23 juillet. L’effet devises est défavorable (-6%) en raison du dollar américain (taux moyen du 1er trimestre inférieur à celui de l’année dernière), de la baisse de la livre sterling, du won coréen et de la roupie indienne. Les activités Spiritueux et Vins affichent respectivement une croissance interne de +6% et de +8%.  Les 14 marques stratégiques (hors Absolut) enregistrent une croissance interne de +7% en valeur pour des volumes à +2% grâce à un fort effet mix/prix. Les marques les plus performantes en valeur (3) sont : Perrier-Jouët (+29%), The Glenlivet (+27%), Jameson (+17%), Mumm (+16%), Montana (+15%).<br />
Absolut affiche un très bon 1er trimestre confirmé par les Nielsen des 3 derniers mois qui affichent des progressions de +2% aux Etats-Unis, +42% au Brésil, +23% en France, +20% en Pologne, +12% en Grèce, +8% en Espagne. Sur 12 mois glissants à fin juin 2008, les ventes locales d’Absolut sont évaluées à 10,9 millions de caisses, en croissance de +9% par rapport à la période précédente.<br />
A côté des marques stratégiques, les marques locales leaders continuent leur bonne progression (Amaro Ramazzotti en Allemagne, Wisers au Canada, Royal Stag en Inde, Something Special  au Venezuela et en Équateur, Passport au Brésil et au Mexique. La situation est plus difficile pour Imperial en Corée du Sud et 100 Pipers en Thaïlande en raison du contexte dans ces deux pays.</p>
<p>Toutes les zones participent à la croissance du chiffre d&#8217;affaires, avec la croissance interne la plus forte dans les Amériques (+9%) devant les zone Asie / Reste du Monde et Europe (+7% respectivement). En France, la croissance interne est ressortie à +1% seulement.<br />
Les pays émergents  de la zone progressent de +13%. La croissance provient notamment de l’Inde et du Duty Free. Bénéficiant du fort effet positif des hausses de prix passées sur l’exercice précédent, la Chine affiche également une bonne progression.</p>
<p><strong>DIVIDENDES</strong></p>
<p>Lors de l&#8217;Assemblée Générale du 5 Novembre 2008, les actionnaires de Pernod Ricard ont fixé le montant du dividende à 1,32 € par action, soit une augmentation de 4,7% par rapport à l’exercice précédent. Un acompte de 0,63 € ayant été versé le 3 juillet dernier, le solde de 0,69 € sera détaché le 13 novembre et mis en paiement le 18 novembre 2008.<br />
Pernod Ricard associe étroitement les actionnaires du Groupe à son succès et on a vu depuis 2003 évoluer le dividende de 0,815 à 1,32 soit 63 % de croissance.  Le Groupe et sa direction n’ont jamais perdu de vue leur objectif de long terme : la création de valeur pour l’actionnaire.</p>
<p><strong>OBJECTIFS ET PERSPECTIVES</strong></p>
<p>La bonne performance enregistrée par le Groupe au 1er trimestre 2008/09, la puissance de son réseau commercial et de son portefeuille de marques ainsi que la force de son « business model » décentralisé assurant une grande réactivité, permettent, en dépit du ralentissement économique global, de confirmer les objectifs annuels pour l’exercice 2008/09:<br />
• une croissance interne du résultat opérationnel courant de l’ordre de +8%, sur le périmètre historique de Pernod Ricard,<br />
• une forte croissance d’Absolut ainsi qu’une mise en œuvre accélérée des synergies,<br />
• une croissance à deux chiffres du résultat net courant part du Groupe sur l’exercice 2008/09.</p>
<p>Pernod Ricard adapte son offre afin de répondre au mieux aux évolutions du marché mondial des vins et spiritueux, et notamment à une montée en gamme observée dans les pays matures comme dans les pays émergents. Le segment des spiritueux se caractérise par une tendance à la stabilité du marché mondial en volumes mais à la progression en valeur,<br />
la stagnation du segment des spiritueux locaux majoritaires en volumes, la croissance du marché des spiritueux internationaux tirée en particulier par le dynamisme des ventes de vodka et de scotch. Le marché mondial du vin connaît également un fort bouleversement caractérisé par la croissance du marché mondial des vins de qualité, la montée en puissance des vins du Nouveau Monde, la forte contribution du marché américain et des pays émergents à la croissance.</p>
<p>Grâce à la reprise de la distribution d’Absolut dès le 1er octobre Pernod a réévalué le montant des synergies à 150 millions d’euros en année pleine, au lieu d’une fourchette initiale de 120 à 150 millions. Au moins 50 % des synergies seront dégagées sur l’exercice en cours et 100 % dès 2009-2010.<br />
La priorité de Pernod Ricard reste la réduction de la dette. Au 30 juin, la dette nette ressortait à 6,1 milliards d’euros (soit un ratio dette nette sur Ebitda de 3,6), mais en tenant compte de l’impact de V&amp;S, la dette est de 11,9 milliards. Les 2 milliards d’euros à refinancer sur 2010/11 seront très largement couverts par les cessions d’actifs non stratégique et le cashflow attendu de l’activité. Le groupe compte ainsi réduire rapidement son endettement, avec un objectif de ratio dette nette sur Ebitda entre 4,5 et 5 fin juin 2010 et de 4 fin juin 2011. Une dette libellée à 57 % en dollar et 42 % en euro, qui affiche pour 2008-2009 un coût de 5,2 %. Les tensions sur les taux court termes ont été compensées par des couvertures complémentaires. La baisse des taux ouvre des perspectives d’évolution favorables du coût de la dette en 2009/10. Par ailleurs, le groupe se félicite de n’avoir à faire face à aucun refinancement à court terme. Pernod Ricard dispose actuellement d’à peu près 400 millions d’euros de cash et de 2 milliards d’euros de lignes de crédit non tirées et n&#8217;est donc pas exposé au risque de liquidité.</p>
<p><strong>RECOMMANDATION</strong></p>
<p>Le succès de Pernod Ricard repose sur une stratégie efficace, articulée autour de 4 axes principaux :<br />
la concentration des investissements sur ses 15 marques clés à vocation mondiale, la « Premiumisation » de son portefeuille de marques, le renforcement de ses positions sur les marchés émergents porteurs, la poursuite de la croissance externe.<br />
Dans ce contexte, Pernod Ricard dispose d’atouts importants, et peut notamment s&#8217;appuyer sur la forte croissance de ses marques premium, la vodka étant la catégorie la plus dynamique. Le rachat de Vin &amp; Sprit lui confère la première place dans l&#8217;univers des spiritueux premium, avec 27% de parts de marché, et lui permet de devenir numéro deux aux Etats-Unis, avec 14% de parts de marché. Depuis 2002, le portefeuille de marques de Pernod Ricard a rassemblé une proportion de plus en plus grande de produits haut de gamme conférant au Groupe un nouveau statut d’acteur du luxe. Cette stratégie à la capacité d&#8217;accélérer la croissance des ventes et le développement des marges. La stratégie de Premiumisation engagée par le Groupe répond également aux attentes des consommateurs désireux de boire moins, mais des produits de meilleure qualité.<br />
Le groupe est aussi fortement exposé aux marchés émergents, où il réalise 40% de ses ventes. Cet ancrage devrait constituer un important relais de croissance pour Absolut.</p>
<p>Cependant la plupart des analystes estiment que Pernod Ricard a payé le prix fort pour s&#8217;offrir Absolut. Malgré la solidité du financement de la dette, le groupe serait pénalisé par une éventuelle hausse des taux interbancaires. Le marché reste aussi attentif au bon déroulement des différentes étapes qui mènent à l&#8217;intégration du groupe suédois Vin &amp; Sprit et au désendettement de Pernod Ricard.</p>
<p>Au vu d&#8217;une stratégie payante, de bonne perspectives et dopé par ses qualités défensives, le secteur des boissons surperforme généralement le marché baissier. Nous conseillons donc l&#8217;achat.</p>
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		<title>Analyse Sanofi-Aventis</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 16:32:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Numéro quatre mondial de la pharmacie, derrière Pfizer, GlaxoSmithKline et Novartis, Sanofi-Aventis est né du rapprochement du français Sanofi-Synthelabo et du franco-allemand Aventis en 2004. Fort de près de 100 000 collaborateurs dans le monde, le groupe numéro un européen réalise un chiffre d&#8217;affaires consolidé de 28 milliards d&#8217;euros. Il développe 7 axes thérapeutiques majeurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Numéro quatre mondial de la pharmacie, derrière Pfizer, GlaxoSmithKline et Novartis, Sanofi-Aventis est né du rapprochement du français Sanofi-Synthelabo et du franco-allemand Aventis en 2004. Fort de près de 100 000 collaborateurs dans le monde, le groupe numéro un européen réalise un chiffre d&#8217;affaires consolidé de 28 milliards d&#8217;euros. Il développe 7 axes thérapeutiques majeurs : cardiovasculaire, thrombose, cancer, diabète, système nerveux central, médecine interne et vaccins. En outre, Sanofi-Aventis commercialise des produits OTC et des médicaments génériques.<br />
L&#8217;ensemble des produits pharmaceutiques représentent 90,1% du chiffres d&#8217;affaires et les 9,9% restant proviennent de l&#8217;activité vaccins humains.<br />
A fin 2007, le groupe dispose de 78 sites de production dans le monde et la répartition géographique du chiffre d&#8217;affaires est la suivante : Europe 43,4%, Etats-Unis 33,8% et autres 22,8%.</p>
<p><strong>INFORMATIONS FINANCIÈRE</strong></p>
<p>A fin septembre 2008, le chiffre d’affaires de Sanofi-Aventis est de 20 479 millions d’euros, en progression de +3,8% à données comparables et en baisse de 3,1% à données publiées du fait de l’effet devises et des variations de périmètre.<br />
Au troisième trimestre 2008, le chiffre d&#8217;affaires est de 6 853 millions d&#8217;euros, en progression de +5,5% à données comparables, mais recule de 2,4% en données publiées.<br />
On notera la bonne performance de l&#8217;ensemble des 15 médicaments les plus importants de Sanofi-Aventis  dégageant 3 957 millions d&#8217;euros soit une progression de 7,3%, notamment de Lantus® (+29,1%). Ces bons chiffres sont en partie expliqués par la croissance soutenue de l&#8217;activité aux Etats-Unis de 11,5%. Le groupe annonce ainsi une croissance trimestrielle supérieure au marché pharmaceutique.</p>
<p>Le résultat opérationnel courant atteint 7 564 millions d’euros, en baisse de 1,2%. Hors effet devises, celui-ci progresse de 8,7%. Il représente 36,9% du chiffre d’affaires, soit une amélioration de 0,7 point par rapport à fin septembre 2007.<br />
Les 9 premiers mois 2008 enregistrent une charge de restructuration de 258 millions d’euros (élément particulier, 181 millions d’euros après impôts) liée à l’adaptation de l’outil industriel en France et de la force commerciale en Europe. On voit ainsi une amélioration de 0,9 point du ratio &#8220;frais commerciaux et généraux sur chiffre d&#8217;affaires&#8221; à 24,1%.</p>
<p>Sanofi-Aventis a enregistré un résultat net ajusté de 1 888 millions d&#8217;euros, en hausse de 1,9% tandis que le bénéfice net ajusté par action (BNPA ajusté) ressort à 1,45 euro, en progression de 5,8% par rapport au troisième trimestre 2007 (1,37 euro) .</p>
<p><strong>DIVIDENDES</strong></p>
<p>Le groupe a proposé à l&#8217;assemblée générale un dividende de 2,07 euros par action, en croissance de 18,3%. La mise en paiement du dividende a eu lieu le 21 mai 2008.</p>
<p><strong>OBJECTIFS ET PERSPECTIVES</strong></p>
<p>Après un troisième trimestre marqué par la légère progression de son bénéfice net et malgré une baisse de ses ventes, Sanofi-Aventis relève ses objectifs de résultats pour l&#8217;année 2008. Sauf événements adverses majeurs, le Groupe anticipe désormais une croissance du BNPA 2008 ajusté hors éléments particuliers de l’ordre de 9%, calculée à parité euro/dollar 2007 (1,371). La sensibilité à la variation euro/dollar est estimée à 0,5% de croissance pour 1 cent de variation. Le BNPA ajusté hors éléments particuliers pour l’année 2007 était de 5,17 euros.</p>
<p>Dans un contexte pharmaceutique en évolution rapide, le directeur général, Gérard Le Fur, dont le mandat courait en principe jusqu&#8217;en 2010 a été débarqué au profit de Chris Viehbacher, venu de GlaxoSmithKline, qui devrait mettre en oeuvre une stratégie de &#8220;long terme&#8221;.<br />
Ainsi Sanofi-Aventis a acquis le fabricant de génériques tchèque Zentiva et devrait permettre de se renforcer sur le marché des génériques et d&#8217;augmenter sa présence dans les pays émergents d&#8217;Europe de l&#8217;Est à fort potentiel de croissance.<br />
Le groupe souhaite aussi faire une acquisition d&#8217;envergure au Japon  mais la cible manque.<br />
Toujours dans la perspective de faire accélérer la mise sur le marché de nouveaux produits (à l’image des accords déjà en place avec Regeneron et Oxford BioMedica)  de nouveaux accords avec des sociétés biotechs sont souhaités. De plus, dans une optique de diversification, Sanofi-Aventis a finalisé l’acquisition d’Acambis (vaccins), et Symbion (nutraceutique/OTC) en Australie.<br />
Ces mesures n&#8217;auront d&#8217;impact que sur le long terme c&#8217;est pourquoi Sanofi-Aventis a mis en place comme beaucoup d&#8217;industries pharmaceutiques des programmes de restructurations permettant ainsi à la société de dégager une marge opérationnelle un peu supérieure en dépit d’une stagnation de la croissance des ventes.  Le groupe a entrepris une ré-allocation de ses effectifs au profit des pays émergents et du Japon (aux dépens de l’Europe et des Etats-Unis, bien entendu). En effet l’amélioration du niveau de vie des habitants de grands pays tels que le Brésil, la Chine, l’Inde, fait augmenter la demande pour les médicaments sans ordonnance et en vente libre (OTC), une activité qui génère 15% du chiffre d’affaires de Sanofi-Aventis et dont les flux de trésorerie sont importants et réguliers.</p>
<p>Outre l&#8217;activité des produits pharmaceutiques, Sanofi-Pasteur, filiale spécialisée dans les vaccins fait l’objet d’investissements importants. On constate que les vaccins sont de plus en plus demandés, partout dans le monde ; ils sont utilisés contre des maladies difficiles à traiter (comme le cancer) ainsi que contre des maladies telles que la polio et l’hépatite C.</p>
<p><strong>RECOMMANDATION</strong></p>
<p>Le groupe possède huit médicaments qui réalisent plus d&#8217;un milliard d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires (blockbusters). Cependant l&#8217;exposition du laboratoire à la menace des génériques d&#8217;ici 2014 est grande. En dehors de sa branche vaccins, Sanofi-Avebtis n&#8217;a plus lancé aucun médicament important depuis 2001, ce qui  fait redouter un risque en termes de produits notamment avec le retrait du dossier d&#8217;homologation de l&#8217;Acomplia aux Etats-Unis.<br />
De plus, plus de 30% des résultats du groupe sont immédiatement exposés aux risques entourant le dossier Plavix et Lovenox, même si Sanofi-Aventis a gagné le procès Plavix aux Etats-Unis maintenant ainsi la protection du brevet jusqu&#8217;en novembre 2011.</p>
<p>De plus comme les autres valeurs du secteur, Sanofi-Aventis est affecté par le durcissement des politiques de santé qui pèsent sur les ventes de médicaments comme en France ou en Allemagne.<br />
Cependant d&#8217;une manière générale, les valeurs pharmaceutiques résistent en période de crise, et affichent à long terme des croissances soutenues (seulement 20% de la population mondiale a un accès normal aux médicaments, nombre de maladies ne sont pas encore traitées et l&#8217;espérance de vie s&#8217;allonge rapidement). Sanofi-Aventis  a un profil très défensif. Le groupe a beaucoup déçu au cours de l’année 2008. Aujourd’hui, on note un potentiel de restructuration et de recentrage, ainsi qu’une valorisation très basse.</p>
<p>Enfin, le titre présente un intérêt spéculatif, dans la mesure où le pacte d&#8217;actionnaires liant L&#8217;Oréal (10,5 % du capital) et Total (12,13 % du capital) est arrivé à échéance fin 2004. La cession des parts d&#8217;un de ces actionnaires de référence pourrait aussi provoquer un afflux de titres sur le marché.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;indicateurs sont  en contradictions et ne nous permettent pas  d&#8217;avoir un sentiment clair sur la valeur. Ainsi à moins de nouveaux résultats cliniques ou de demande d&#8217;enregistrement de  molécule du pipeline (notamment Multaq en cardiovasculaire) ou une OPA sur le groupe, nous restons pour le moment à l&#8217;écart sur cette valeur. De plus à court terme le titre est proche de ses valeurs de résistance.</p>
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		<title>Analyse Essilor</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 14:08:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Essilor International est le n° 1 mondial de la conception, de la fabrication et de la commercialisation de verres correcteurs et d&#8217;instruments d&#8217;optique ophtalmique. C&#8217;est avec les verres correcteurs : verres progressifs (marque Varilux), verres anti-reflets, anti-rayures et antistatiques (Crizal), verres en polycarbonate (Airwear) et verres à hauts indices (Stylis et Linéis) qu&#8217;Essilor réalise 93,1% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Essilor International est le n° 1 mondial de la conception, de la fabrication et de la commercialisation de verres correcteurs et d&#8217;instruments d&#8217;optique ophtalmique. C&#8217;est avec les verres correcteurs : verres progressifs (marque Varilux), verres anti-reflets, anti-rayures et antistatiques (Crizal), verres en polycarbonate (Airwear) et verres à hauts indices (Stylis et Linéis) qu&#8217;Essilor réalise 93,1% de son chiffres d&#8217;affaires. Cependant la fabrication et la vente d’instruments d’optique (principalement d’appareils de taillage de verres finis et d’équipements de dépistage des défauts visuels) font aussi partie de son savoir-faire et représente 6;9% de son chiffre d’affaires.<br />
Essilor est une société tourné sur l&#8217;innovation (le verre est un produit high teck) avec 30% de chiffre d’affaires réalisés avec des produits lancés il y a moins de 3 ans et 50% avec des produits lancés il y a moins de 5 ans.<br />
Avec une présence dans plus de 100 pays le groupe emploie 29 288 collaborateurs dans le monde et dispose d’usines, laboratoires, filiales et centres de distribution implantés de façon très étendu et homogène. Cette couverture mondiale s’étend à deux niveaux, en interne à travers une politique de développement très poussée et en externe avec une logique de croissance par acquisitions. Le groupe a ainsi pris le contrôle de 13 sociétés au premier semestre sur plusieurs continents, en particulier en Europe ou l&#8217;activité représente 45,3% du chiffre d&#8217;affaires et en Amérique du Nord avec 41,7% du chiffre d&#8217;affaires. Le groupe a conclu des partenariats solides avec plusieurs sociétés. C’est le cas notamment du groupe PPG Industries, à travers Transitions, spécialiste des verres photochromiques et de Nikon, dans le cadre d’une joint-venture sur le secteur des verres ophtalmiques.</p>
<p><strong>INFORMAION FINANCIERE</strong></p>
<p>Entre 1997 et 2006 le chiffre d’affaires d’Essilor a progressé en moyenne de +7,3 % par an et la croissance organique de +5,8 % par an. Dans le même temps, le groupe a continué à améliorer sa rentabilité avec une marge opérationnelle de 17,4% en 2007.<br />
Au 3ème trimestre 2008, le chiffre d’affaires consolidé hors effet de change d’Essilor affiche une augmentation de 8,9 %. La croissance organique du groupe (+ 5,5 %) s’inscrit dans la lignée des deux premiers trimestres (respectivement 6,2 % et 4,6 %). Le redressement du dollar américain face à l’euro a permis de réduire l’impact négatif des effets de devises, soit &#8211; 4,2 %. Enfin, l’effet périmètre ressort à + 3,4 %. En Europe, les situations demeurent contrastées d’un pays à l’autre avec une croissance très modeste de 2,7%. La croissance en Amérique du Nord de 5,1% est du a la base de comparaison particulièrement élevée + 10,7 % de croissance homogène au troisième trimestre 2007. En Asie, l’ensemble des pays émergents est bien orienté avec une hausse de12,1%, en particulier l’Inde et la Corée du Sud. Après un premier semestre difficile, l’Australie a renoué avec la croissance. Le Japon affiche pour sa part des ventes en léger retrait dans un marché sensiblement dégradé. L’Amérique latine quant à elle ,confirme avec une croissance de 24,2%, son excellent début d’année.<br />
Sur les neuf premiers mois le chiffre d’affaires consolidé d’Essilor s’élève à 2 277,8 millions d’euros, en progression de 5,4 % à structure et taux de change constants et de 9,3 % hors effet de change. L’effet de périmètre représente + 3,9 % ; il est constitué des acquisitions de 2008 et d’une partie de celles réalisées en 2007. En dépit de l’appréciation récente du dollar américain, l’effet de change, également impacté par la baisse de la livre sterling et du won coréen, reste fortement négatif, soit – 5,8 %. La croissance organique du groupe se maintient donc à un niveau conforme à sa tendance historique, une performance notable dans le contexte économique actuel. Cette progression s’est notamment appuyée sur une hausse des volumes de verres mondiaux de l’ordre de 5 % à fin septembre et une progression de l’ensemble des réseaux du groupe.</p>
<p>La croissance dont a bénéficié le groupe au cours des dernières années s’est accompagnée d’un renforcement de sa solidité financière. Essilor dispose ainsi d’une marge de manœuvre importante pour financer son développement futur. Au 31 décembre 2007, le ratio d’excédent net sur capitaux propres s’établissait à 12 %. De plus les cash flows représentent pour le groupe une source de financement importante et régulière. En 2007, le cash flow disponible (free cash flow) s’élève à 262 millions d’euros après financement de l’activité (c’est-à-dire financement des investissements industriels et de l’augmentation du besoin en fonds de roulement).</p>
<p><strong>DIVIDENDES</strong></p>
<p>Essilor a versé un dividende de 0,62* euro au titre de l’exercice 2007, en augmentation de 13% par rapport à l’exercice précédent. Au cours des 5 dernières années, le dividende a été multiplié par près de 2,5. Le taux de distribution s’élève à 35,3% en 2007.<br />
Il est à noter que 8 % du capital est détenu par les salariés (1 salarié sur 4 est actionnaire du groupe), qui représentent 14 % des droits de vote lors des assemblées générales et les actionnaires seront intéressés par le bon ROE de 17,1 %</p>
<p><strong>OBJECTIFS ET PERSPECTIVES</strong></p>
<p>Pour la deuxième partie de l’année, Essilor poursuivra sa stratégie de déploiement de produits à valeur ajoutée, ainsi que sa politique de développement international et d’acquisition. Le groupe réalisant une part importante de son chiffre d&#8217;affaires en dollars, avec 42 % des ventes réalisées en Amérique du Nord l&#8217;évolution des parités des changes peut donc encore porter préjudice à la valeur. L’ensemble de l’exercice 2008 devrait confirmer, une nouvelle fois, la régularité de la croissance d’Essilor et de sa rentabilité malgré une dégradation du climat économique qui pousse certains consommateurs à retarder le renouvellement de leurs lunettes.<br />
Dans sa stratégie de développement, le groupe met l&#8217;accent sur les produits à forte valeur ajoutée technologique (verres organiques, verres photochromiques, verres anti-reflet…), dont la croissance est supérieure à la moyenne du marché. Dans cette perspective, Essilor investit beaucoup en R\&amp;D et dispose d&#8217;un réservoir de produits innovants, ce qui lui permet de garder une longueur d&#8217;avance sur ses concurrents. Cependant le développement de la chirurgie ophtalmique fait peser une menace, qui ne peut être négligée, sur les parts de marché des opticiens.                                                       En 2009, le groupe devrait profiter du lancement de la nouvelle «génération 6» de verres Transitions en Europe et d&#8217;un nouvel «anti-reflets».<br />
Sur les perspectives long termes le groupe ne cesse de renforcer ses positions sur les marchés émergents très dynamiques, en particulier en Chine et en Inde. Dans 20 ans, 50 % des volumes mondiaux seront en Asie</p>
<p><strong>RECOMMANDATION</strong></p>
<p>L’industrie du verre ophtalmique est peu soumise aux cycles économiques. Depuis 20 ans, le marché des verres correcteurs connaît une croissance stable, de l’ordre de 3 à 4 % par an.<br />
Ce dernier offre un potentiel de croissance en volume (taux d’équipement actuel estimé à 26 % alors que 65 % de la population mondiale devrait être équipés) et en valeur (renouvellement des verres et attrait des consommateurs pour les verres à forte valeur ajoutée). Le marché profite également de l&#8217;allongement de la durée de vie et des problèmes de vue qui accompagnent le vieillissement.<br />
A l&#8217;intérieur du secteur de la santé, investir dans les entreprises que l&#8217;on connaît n&#8217;est pas forcément un gage de performance. Ainsi, la catégorie &#8220;Big pharma&#8221; devrait voir à moyen terme ses performances baisser du fait de certains problèmes qui s&#8217;amplifient, tels que l&#8217;accumulation du développement des génériques.<br />
Essilor est une société bien diversifiée géographiquement qui bénéficie d&#8217;une demande assez stable et d&#8217;une forte reconnaissance de ses marques. Elle affiche une performance boursière très encourageante par rapport à son indice de référence et est bien équipées pour poursuivre leur croissance sur le moyen terme. Ainsi avec un Beta de 0,42 Essilor est l&#8217;une des rares valeurs du CAC 40 a être &#8220;relativement&#8221; épargnée par la crise. Depuis le début de l&#8217;année, le titre de la société française et numéro 1 mondial des verres correcteurs, accuse une baisse de 30% contre 47% pour l&#8217;indice phare de la Bourse de Paris. Vendredi, l&#8217;action a terminé à la première place du CAC 40, en hausse de 1,75% à 30,29 euros.<br />
De plus depuis janvier 2005, l’appartenance de l’action Essilor à l’indice CAC 40 lui donne une plus grande visibilité auprès des investisseurs mondiaux et assure une meilleure liquidité du titre.<br />
Essilor met tout son potentiel humain et technologique au service d’un seul produit : le verre. Cette connaissance et cette concentration de l’activité confèrent à Essilor la maîtrise des enjeux du secteur qui lui permet d&#8217;allier croissance et rentabilité. De plus les positions fortes sur des métiers de niche permet au groupe d&#8217;offrir une bonne visibilité sur ses résultats<br />
Nous conseillons donc l&#8217;achat de cette valeur qui dans un contexte économique défavorable a de nombreux atouts pour y faire plus que face.</p>
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