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	<title>Blog Seven Equities &#187; industrie pharmaceutique</title>
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	<description>Analyses financières et boursières pour particuliers</description>
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		<title>Analyse Sanofi-Aventis</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 16:32:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Numéro quatre mondial de la pharmacie, derrière Pfizer, GlaxoSmithKline et Novartis, Sanofi-Aventis est né du rapprochement du français Sanofi-Synthelabo et du franco-allemand Aventis en 2004. Fort de près de 100 000 collaborateurs dans le monde, le groupe numéro un européen réalise un chiffre d&#8217;affaires consolidé de 28 milliards d&#8217;euros. Il développe 7 axes thérapeutiques majeurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Numéro quatre mondial de la pharmacie, derrière Pfizer, GlaxoSmithKline et Novartis, Sanofi-Aventis est né du rapprochement du français Sanofi-Synthelabo et du franco-allemand Aventis en 2004. Fort de près de 100 000 collaborateurs dans le monde, le groupe numéro un européen réalise un chiffre d&#8217;affaires consolidé de 28 milliards d&#8217;euros. Il développe 7 axes thérapeutiques majeurs : cardiovasculaire, thrombose, cancer, diabète, système nerveux central, médecine interne et vaccins. En outre, Sanofi-Aventis commercialise des produits OTC et des médicaments génériques.<br />
L&#8217;ensemble des produits pharmaceutiques représentent 90,1% du chiffres d&#8217;affaires et les 9,9% restant proviennent de l&#8217;activité vaccins humains.<br />
A fin 2007, le groupe dispose de 78 sites de production dans le monde et la répartition géographique du chiffre d&#8217;affaires est la suivante : Europe 43,4%, Etats-Unis 33,8% et autres 22,8%.</p>
<p><strong>INFORMATIONS FINANCIÈRE</strong></p>
<p>A fin septembre 2008, le chiffre d’affaires de Sanofi-Aventis est de 20 479 millions d’euros, en progression de +3,8% à données comparables et en baisse de 3,1% à données publiées du fait de l’effet devises et des variations de périmètre.<br />
Au troisième trimestre 2008, le chiffre d&#8217;affaires est de 6 853 millions d&#8217;euros, en progression de +5,5% à données comparables, mais recule de 2,4% en données publiées.<br />
On notera la bonne performance de l&#8217;ensemble des 15 médicaments les plus importants de Sanofi-Aventis  dégageant 3 957 millions d&#8217;euros soit une progression de 7,3%, notamment de Lantus® (+29,1%). Ces bons chiffres sont en partie expliqués par la croissance soutenue de l&#8217;activité aux Etats-Unis de 11,5%. Le groupe annonce ainsi une croissance trimestrielle supérieure au marché pharmaceutique.</p>
<p>Le résultat opérationnel courant atteint 7 564 millions d’euros, en baisse de 1,2%. Hors effet devises, celui-ci progresse de 8,7%. Il représente 36,9% du chiffre d’affaires, soit une amélioration de 0,7 point par rapport à fin septembre 2007.<br />
Les 9 premiers mois 2008 enregistrent une charge de restructuration de 258 millions d’euros (élément particulier, 181 millions d’euros après impôts) liée à l’adaptation de l’outil industriel en France et de la force commerciale en Europe. On voit ainsi une amélioration de 0,9 point du ratio &#8220;frais commerciaux et généraux sur chiffre d&#8217;affaires&#8221; à 24,1%.</p>
<p>Sanofi-Aventis a enregistré un résultat net ajusté de 1 888 millions d&#8217;euros, en hausse de 1,9% tandis que le bénéfice net ajusté par action (BNPA ajusté) ressort à 1,45 euro, en progression de 5,8% par rapport au troisième trimestre 2007 (1,37 euro) .</p>
<p><strong>DIVIDENDES</strong></p>
<p>Le groupe a proposé à l&#8217;assemblée générale un dividende de 2,07 euros par action, en croissance de 18,3%. La mise en paiement du dividende a eu lieu le 21 mai 2008.</p>
<p><strong>OBJECTIFS ET PERSPECTIVES</strong></p>
<p>Après un troisième trimestre marqué par la légère progression de son bénéfice net et malgré une baisse de ses ventes, Sanofi-Aventis relève ses objectifs de résultats pour l&#8217;année 2008. Sauf événements adverses majeurs, le Groupe anticipe désormais une croissance du BNPA 2008 ajusté hors éléments particuliers de l’ordre de 9%, calculée à parité euro/dollar 2007 (1,371). La sensibilité à la variation euro/dollar est estimée à 0,5% de croissance pour 1 cent de variation. Le BNPA ajusté hors éléments particuliers pour l’année 2007 était de 5,17 euros.</p>
<p>Dans un contexte pharmaceutique en évolution rapide, le directeur général, Gérard Le Fur, dont le mandat courait en principe jusqu&#8217;en 2010 a été débarqué au profit de Chris Viehbacher, venu de GlaxoSmithKline, qui devrait mettre en oeuvre une stratégie de &#8220;long terme&#8221;.<br />
Ainsi Sanofi-Aventis a acquis le fabricant de génériques tchèque Zentiva et devrait permettre de se renforcer sur le marché des génériques et d&#8217;augmenter sa présence dans les pays émergents d&#8217;Europe de l&#8217;Est à fort potentiel de croissance.<br />
Le groupe souhaite aussi faire une acquisition d&#8217;envergure au Japon  mais la cible manque.<br />
Toujours dans la perspective de faire accélérer la mise sur le marché de nouveaux produits (à l’image des accords déjà en place avec Regeneron et Oxford BioMedica)  de nouveaux accords avec des sociétés biotechs sont souhaités. De plus, dans une optique de diversification, Sanofi-Aventis a finalisé l’acquisition d’Acambis (vaccins), et Symbion (nutraceutique/OTC) en Australie.<br />
Ces mesures n&#8217;auront d&#8217;impact que sur le long terme c&#8217;est pourquoi Sanofi-Aventis a mis en place comme beaucoup d&#8217;industries pharmaceutiques des programmes de restructurations permettant ainsi à la société de dégager une marge opérationnelle un peu supérieure en dépit d’une stagnation de la croissance des ventes.  Le groupe a entrepris une ré-allocation de ses effectifs au profit des pays émergents et du Japon (aux dépens de l’Europe et des Etats-Unis, bien entendu). En effet l’amélioration du niveau de vie des habitants de grands pays tels que le Brésil, la Chine, l’Inde, fait augmenter la demande pour les médicaments sans ordonnance et en vente libre (OTC), une activité qui génère 15% du chiffre d’affaires de Sanofi-Aventis et dont les flux de trésorerie sont importants et réguliers.</p>
<p>Outre l&#8217;activité des produits pharmaceutiques, Sanofi-Pasteur, filiale spécialisée dans les vaccins fait l’objet d’investissements importants. On constate que les vaccins sont de plus en plus demandés, partout dans le monde ; ils sont utilisés contre des maladies difficiles à traiter (comme le cancer) ainsi que contre des maladies telles que la polio et l’hépatite C.</p>
<p><strong>RECOMMANDATION</strong></p>
<p>Le groupe possède huit médicaments qui réalisent plus d&#8217;un milliard d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires (blockbusters). Cependant l&#8217;exposition du laboratoire à la menace des génériques d&#8217;ici 2014 est grande. En dehors de sa branche vaccins, Sanofi-Avebtis n&#8217;a plus lancé aucun médicament important depuis 2001, ce qui  fait redouter un risque en termes de produits notamment avec le retrait du dossier d&#8217;homologation de l&#8217;Acomplia aux Etats-Unis.<br />
De plus, plus de 30% des résultats du groupe sont immédiatement exposés aux risques entourant le dossier Plavix et Lovenox, même si Sanofi-Aventis a gagné le procès Plavix aux Etats-Unis maintenant ainsi la protection du brevet jusqu&#8217;en novembre 2011.</p>
<p>De plus comme les autres valeurs du secteur, Sanofi-Aventis est affecté par le durcissement des politiques de santé qui pèsent sur les ventes de médicaments comme en France ou en Allemagne.<br />
Cependant d&#8217;une manière générale, les valeurs pharmaceutiques résistent en période de crise, et affichent à long terme des croissances soutenues (seulement 20% de la population mondiale a un accès normal aux médicaments, nombre de maladies ne sont pas encore traitées et l&#8217;espérance de vie s&#8217;allonge rapidement). Sanofi-Aventis  a un profil très défensif. Le groupe a beaucoup déçu au cours de l’année 2008. Aujourd’hui, on note un potentiel de restructuration et de recentrage, ainsi qu’une valorisation très basse.</p>
<p>Enfin, le titre présente un intérêt spéculatif, dans la mesure où le pacte d&#8217;actionnaires liant L&#8217;Oréal (10,5 % du capital) et Total (12,13 % du capital) est arrivé à échéance fin 2004. La cession des parts d&#8217;un de ces actionnaires de référence pourrait aussi provoquer un afflux de titres sur le marché.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;indicateurs sont  en contradictions et ne nous permettent pas  d&#8217;avoir un sentiment clair sur la valeur. Ainsi à moins de nouveaux résultats cliniques ou de demande d&#8217;enregistrement de  molécule du pipeline (notamment Multaq en cardiovasculaire) ou une OPA sur le groupe, nous restons pour le moment à l&#8217;écart sur cette valeur. De plus à court terme le titre est proche de ses valeurs de résistance.</p>
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		<title>Analyse BioAlliance Pharma</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Dec 2008 16:54:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[BioAlliance Pharma est un laboratoire de biotechnologies spécialisé dans la recherche, le développement et la commercialisation de produits thérapeutiques innovants. Les produits de la société sont notamment utilisés dans les traitements des cancers, du virus du sida (VIH) et des maladies infectieuses.
La fabrication, le conditionnement et l&#8217;étiquetage sont assurés par des sous-traitants. A fin 2007, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>BioAlliance Pharma est un laboratoire de biotechnologies spécialisé dans la recherche, le développement et la commercialisation de produits thérapeutiques innovants. Les produits de la société sont notamment utilisés dans les traitements des cancers, du virus du sida (VIH) et des maladies infectieuses.<br />
La fabrication, le conditionnement et l&#8217;étiquetage sont assurés par des sous-traitants. A fin 2007, le groupe dispose d&#8217;un portefeuille de 9 produits répartis entre produits en phase de recherche et d&#8217;optimisation ou en phase pré-clinique (produits pour la lutte contre les douleurs résistantes, le ciblage des enzymes du VIH et le traitement des cellules cancéreuses), produits en début de développement (traitement de l&#8217;herpès labial et du cancer primitif du foie) et en phase finale d&#8217;essais cliniques (traitement de la candidose oropharyngée).</p>
<p><strong>INFORMATION FINANCIÈRE</strong></p>
<p>Le chiffre d’affaires au 1er semestre 2008 s’élève à 4896 milliers d’euros soit une hausse de 1469% (312 milliers d&#8217;euros au 1er semestre 2007). Cette augmentation significative du chiffre d’affaires provient de deux sources, principalement des paiements reçus des accords de licences concernant le Loramyc® (États-Unis, Europe et Asie) pour 4,5 millions d&#8217;euros et des ventes de Loramyc® en France qui s’élèvent à 330 milliers d’euros. Ainsi les redevances provenant de la filiale européenne SpeBio sont de 2325 milliers d’euros. Les redevances reçues de la société Par Pharmaceuticals, détentrice des droits de commercialisation de Loramyc™ aux États-Unis, sont de 2070 milliers d’euros. Enfin 105 milliers d’euros proviennent de la société coréenne Handok Pharmaceuticals, correspondant à l’étalement sur 27 mois du montant reçu à la signature du contrat de licence en Corée, Singapour, Malaisie et Taiwan.</p>
<p>BioAlliance Pharma publie, pour le troisième trimestre 2008, un chiffre d&#8217;affaires de 1,6 millions d&#8217;euros contre 1,8 million d&#8217;euros un an plus tôt. Les ventes de Loramyc se montent à 282 milliers d&#8217;euros, contre 259 milliers d&#8217;euros au troisième trimestre 2007. En France, les ventes en volume au troisième trimestre ont augmenté de 23% par rapport au trimestre précédent. Dans le reste de l&#8217;Europe, Loramyc est maintenant présent sur le marché en Angleterre, en Allemagne et au Danemark. Le chiffre d&#8217;affaires provenant des accords de licences internationaux pour le Loramyc s&#8217;établit à 1 242 milliers d&#8217;euros, contre 1 417 milliers d&#8217;euros au troisième trimestre 2007.</p>
<p>La trésorerie disponible au 30 juin 2008 s’élève à 43,9 millions d’euros contre 56,3 millions d’euros au 31 décembre 2007. Cette diminution de 12,4 millions d’euros provient essentiellement des investissements en R&amp;D, en particulier des études cliniques de Phase III menées par la société sur ses trois produits les plus avancés, ainsi que des efforts promotionnels liés au lancement du Loramyc® sur le marché français. Au cours de la période, la société a payé à NovaDel Pharma Inc. un montant de 1,9 millions d’euros relatif à l’acquisition des droits de commercialisation de l’ondansetron Oral Spray pour l’Europe.</p>
<p>En 2007 le résultat opérationnel ressort à -19,56 millions d’euros et «reflète, selon Nicolas Fellmann, la dynamique des investissements de recherche et développement du groupe». BioAlliance a ainsi dépensé 11,86 millions d’euros en R&amp;D en 2007. Ce budget devrait rester sensiblement le même en 2008 tout comme le résultat opérationnel.</p>
<p><strong>DIVIDENDES</strong></p>
<p>Aucun dividende n’a été distribué au titre des trois exercices précédents au vu des pertes qu&#8217;enregistre le groupe.</p>
<p><strong>OBJECTIFS ET PERSPECTIVES</strong></p>
<p>BioAlliance veut prudemment se recentrer sur ses projets les plus avancés (Loramyc®, aciclovir Lauriad®, ondansetron).                                                           &#8220;La crise financière n&#8217;impacte pas directement l&#8217;activité de BioAlliance en dehors du fait que l&#8217;action très basse nous empêche bien entendu d&#8217;aller chercher de l&#8217;argent à l&#8217;extérieur par augmentation de capital ou même d&#8217;envisager l&#8217;achat de produit ou de partenariat avec des échanges d&#8217;actions&#8221;, a déclaré Gilles Avenard <span class="dir_function">Directeur Général du groupe</span>. Il s&#8217;agit, a-t-il poursuivi, de &#8220;préserver la trésorerie pour pouvoir se focaliser sur les projets prioritaires pendant ces deux prochaines années&#8221;. Le laboratoire de biotechnologies a annoncé ainsi la suppression de neuf emplois, soit 12% des effectifs et poursuit son plan opérationnel sur des marchés de niche focalisés en oncologie et en infectiologie, avec plusieurs avancées significatives conformes aux objectifs fixés :<br />
• Une poursuite du lancement de Loramyc® en France avec une progression significative du nombre de prescriptions et du nombre de patients traités (+ 65% entre fin mars 2008 et fin juin 2008) et vise 16000 prescriptions en 2008.<br />
• L’obtention des AMM pour Loramyc® dans 6 pays européens, notamment les deux marchés les plus importants après la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, où le produit est en cours de lancement par les équipes de la filiale SpeBio depuis le mois de juillet. Le marché du Loramyc a été estimé par IMS Health en 2005, à 350 millions d’euros, l’Europe devant représenter d’ici à 4-5 ans, 30% du marché.<br />
• La Société prévoit de déposer en fin d’année 2008 le dossier d’AMM du Loramyc® pour les Etats-Unis.</p>
<p>Le chiffre d’affaires visé pour le Loramyc® en Europe en 2011 est de 25M€, soit 23% de part de marché.  Pour 2012, le chiffre d’affaires visé est de 33 millions pour le Loramyc® en Europe, soit 30% de part de marché. Aux Etats-Unis, les ventes seront faites par leur partenaire Par Pharmaceutical et le groupe recevra des royalties.</p>
<p>• La réalisation d’alliances stratégiques pour l’Europe visant à compléter le portefeuille de produits, avec l’obtention de la licence européenne de l’ondansetron Oral Spray®  en 2009. Ce produit renforce la gamme de BioAlliance dans le domaine du « supportive care » (soins de support) lui permettant de se positionner comme un partenaire de référence des cancérologues et infectiologues.<br />
L&#8217;enregistrement de l’aciclovir Lauriad® est prévu en 2009 en Europe, et en 2010 aux Etats-Unis. Il pourra y avoir des commercialisations fin 2010 début 2011. L’essentiel du marché est en ville et non à l’hôpital, où se concentre la force de vente du groupe, et ceci implique donc un partenariat avec une plus grosse société.</p>
<p>BioAlliance souhaite, en 2009-2010, renforcer son activité de concession de licence («licensing out») afin de générer des revenus.Ces partenariats sont sources de revenus indirects et sont partie intégrante de la stratégie. Néanmoins le laboratoire vise une prépondérance des revenus directs d’ici à 2012.                                                                             En ce qui concerne la poursuite des programmes de recherche et développement de la société, elle comprend  des projets prometteurs et notamment l&#8217;extension de la gamme Lauriad®.</p>
<p><strong>RECOMMANDATION</strong></p>
<p>Le terme &#8220;specialty pharma&#8221; désigne une activité de développement ou de commercialisation de médicaments destinés à des populations particulières sélectionnées, principalement suivies par des spécialistes. BioAlliance a choisi de développer des médicaments dans des marchés où la demande en nouveaux produits est continue et les besoins médicaux insatisfaits. De plus le groupe a choisi de limiter les risques et les coûts de développement grâce à des produits innovants, conçus à partir de principes actifs déjà reconnus sur le marché et dont le profil d’efficacité et de tolérance est bien établi par rapport aux médicaments destinés à l’ensemble de la population suivie en médecine générale. Ce modèle d’entreprise spécialisée permet des développements de produits innovants plus rapides, des coûts de Recherche et Développement moins élevés et des équipes de ventes spécialisées beaucoup plus restreintes car elles interviennent sur des marchés de niche ciblés. Il permet également de bénéficier d’un prix de remboursement spécifique pour les produits d’innovation destinés à des populations volontairement restreintes. L’ensemble de ces facteurs concourent à maximiser la profitabilité de l’entreprise et favorisent une croissance rapide. Bioallance souhaite assurer à l’entreprise une double source de revenus : des revenus directs en Europe et des revenus indirects dans le reste du monde. Les moyens financiers dont dispose le groupe devraient lui permettre d’accroître les frais de promotion liés au lancement du Loramyc® en France, ainsi que la poursuite de sa stratégie d&#8217;acquisition pour l&#8217;Europe composés de produits dans le domaine de l&#8217;oncologie et du VIH.</p>
<p>Cependant le marché des biotechs souffre à la fois d’être un marché de PME et un marché considéré à risque et aujourd’hui il y a beaucoup de sociétés qui valent peu cher. Introduite en décembre 2005 à 13,30 euros, le titre a clôturé mercredi à 2,81 euros. Néanmoins AGF Private Equity a rejoint le capital de Bioalliance dans le courant de l’été à hauteur de plus de 5%, ce qui prouve qu’il y a un intérêt pour ce secteur.<br />
Les biotechs ont besoin d’actionnaires de long terme de ce type puisque les sociétés se positionnent sur des périodes longues. Les développements pharmaceutiques sont longs.<br />
Au vu du prix de l&#8217;action et du développement des perspectives du groupe nous conseillons l&#8217;achat de la valeur mais seulement sur une optique de long terme.</p>
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		<title>Analyse BioMerieux</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Dec 2008 15:27:55 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Acteur mondial dans le domaine du diagnostic in vitro (conception, fabrication et commercialisation) depuis 45 ans, BioMérieux est présent dans plus de 150 pays au travers de 39 filiales et d&#8217;un large réseau de distributeurs. Le groupe offre des solutions de diagnostic (réactifs, instruments et logiciels) qui déterminent l’origine d’une maladie ou d’une contamination pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Acteur mondial dans le domaine du diagnostic in vitro (conception, fabrication et commercialisation) depuis 45 ans, BioMérieux est présent dans plus de 150 pays au travers de 39 filiales et d&#8217;un large réseau de distributeurs. Le groupe offre des solutions de diagnostic (réactifs, instruments et logiciels) qui déterminent l’origine d’une maladie ou d’une contamination pour améliorer la santé des patients et assurer la sécurité des consommateurs. En 2007, le chiffre d&#8217;affaires de BioMérieux s’est élevé à 1,063 milliard d&#8217;euros, dont 84 % ont été réalisés à l’international.<br />
Le chiffre d&#8217;affaires par secteur d&#8217;application se répartit comme suit : 1/ diagnostic clinique (85,5%) : diagnostic à partir d&#8217;un prélèvement biologique de maladies infectieuses (notamment hépatite, VIH, tuberculose, infections respiratoires) et de pathologies (maladies cardio-vasculaires, cancers). Les produits du groupe sont principalement destinés aux laboratoires d&#8217;analyses privés, aux laboratoires hospitaliers, aux centres de transfusion et aux médecins; 2/ microbiologie industrielle (14,5%) : contrôle à partir d&#8217;un échantillon industriel ou environnemental de la qualité d&#8217;aliments, d&#8217;éléments naturels (eau, air), de surfaces et de produits pharmaceutiques et cosmétiques.</p>
<p><strong>INFORMATION FINANCIÈRE</strong></p>
<p>BioMérieux a publié un chiffre d&#8217;affaires trimestriel de 271,1 millions d&#8217;euros, contre 260 millions d&#8217;euros au troisième trimestre 2007 soit une hausse de 4,3% et à devises et périmètre constants, la croissance ressort à 6,9%.<br />
Le chiffre d’affaires des neuf premiers mois de l’exercice 2008 s’est établi à 799,3 millions d&#8217;euros, en croissance, à devises et périmètre constants, de 7,4 % par rapport à l’année précédente mais les effets de change de -36 millions ramènent à une croissance plus modéré de 2,7%.</p>
<p>Sur les neuf premiers mois de l’exercice, l’évolution de l’activité de chacune des branches s’explique notamment par les éléments suivants (chiffres à devises et périmètre constants).<br />
En Europe, Moyen-Orient, Afrique, zone géographique qui représente 61 % du chiffre d&#8217;affaires global, la croissance a atteint 7,2 %. ce qui est proche de la moyenne du groupe. En ce qui concerne l&#8217;activité en Amérique du Nord (21 % du chiffre d&#8217;affaires global), le chiffre d’affaires a enregistré une croissance très modeste de 3 % sur les neuf premiers mois de 2008 mais ceci est contrebalancé par la bonne croissance de la zone Asie Pacifique (11 % du chiffre d&#8217;affaires global) qui a affiché une croissance de 12,5 % et de l&#8217;Amérique latine (7 % du CA global), où la croissance s’est établie à 16,4 %.<br />
En effet en Amérique du Nord, la réorganisation complète de la force de vente opérée au cours du premier semestre, associée à l’allongement des décisions d’investissement dû à un environnement économique et social plus difficile, a globalement pesé sur l&#8217;activité. Cependant aux États-Unis, grâce à une activité soutenue au cours du mois de septembre, les ventes du troisième trimestre ont augmenté de 5,7 % par rapport au troisième trimestre 2007 et de 8,1 % par rapport au deuxième trimestre 2008.</p>
<p>En ce qui concerne l’évolution de l’activité par application, à devises et périmètre constants, le chiffre d’affaires a augmenté de 6,9 % dans le domaine clinique à 679,6 millions d&#8217;euros (85% du chiffre d&#8217;affaires) grâce à la bonne dynamique des ventes de réactifs (+8,8 %). Quant aux applications industrielles, elles ont enregistré une croissance de 10,1 %. à 119,7 millions d&#8217;euros.</p>
<p><strong>DIVIDENDES</strong></p>
<p>La Société ne peut pas garantir le montant des dividendes qui pourront être versés. Toutefois, il est envisagé de distribuer, à compter de la clôture de l’exercice 2007, un dividende correspondant à environ 30 % du bénéfice net consolidé (part du Groupe), sous réserve de l’analyse, pour chaque exercice, des bénéfices de la Société, de sa situation financière et de tout autre facteur jugé pertinent par le Conseil d’administration.</p>
<p><strong>OBJECTIFS ET PERSPECIVES </strong></p>
<p>Forte de la solidité de son modèle économique et de son implantation internationale, BioMérieux maintient ses objectifs pour 2008. Dans un contexte économique et financier particulièrement difficile, la Société s’appuie sur la récurrence de ses ventes de réactifs et de services. A fin septembre, celles-ci représentent 90 % de son activité et sont en croissance de plus de 9 %.<br />
Compte tenu de la bonne dynamique de l’activité, la Société se fixe pour objectif de réaliser en 2008 une croissance de son chiffre d’affaires, à devises et périmètre constants, comprise entre celle enregistrée en 2007 (7,4 %) et 8,5 % avec la prise en compte des accords de business développement. Cet objectif s’appliquera au chiffre d’affaires 2007 hors effet résiduel des activités cédées ou arrêtées, soit 1 042 millions d’euros.<br />
En 2008, la Société se donne pour objectif une marge opérationnelle courante proche de celle constatée en 2007 (15,7%), malgré la diminution prévue de près de la moitié des redevances reçues de Becton Dickinson, les frais fixes résiduels liés aux activités cédées ou arrêtées et les effets de la hausse des matières premières et de l’énergie. En outre, la Société a décidé d’intensifier les investissements essentiels à sa croissance à long terme et notamment de renforcer ses efforts commerciaux aux Etats-Unis, de poursuivre l’expansion de son réseau international et de mettre en place un ERP global (SAP).</p>
<p>BioMérieux entend capitaliser sur sa maîtrise de différentes technologies complémentaires: 1/ En microbiologie, la Société veut s’affirmer comme le leader incontournable et détenir une part de marché voisine de 40 % à l’horizon 2012. 2/ En biologie moléculaire, la Société entend devenir le leader de l’automatisation pour le diagnostic moléculaire du VIH et des hépatites, ainsi que pour le diagnostic du sepsis et des infections nosocomiales, afin de détenir en 2012 une part de marché d&#8217;environ 8 % dans le diagnostic moléculaire infectieux. 3/ En immunoessais, la Société souhaite renforcer son activité dans le Point of Care et étendre son offre de tests à haute valeur médicale. 4/ Dans le domaine du théranostic, BioMérieux entend devenir un partenaire privilégié des sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques.</p>
<p>Pour cela le groupe veut initier une stratégie d&#8217;acquisition agressive. Cette stratégie devrait permettre au groupe de générer une croissance des ventes comprise entre 7 et 9% par an entre 2007 et 2012 dont 5-6% lié à l&#8217;activité de R&amp;D, 1% lié à l&#8217;optimisation du réseau commercial et 1-2% lié aux acquisitions. Le taux de marge opérationnelle devrait progresser de 100 à 150 points de base sur cette période et pourrait être compris, à l’horizon 2012, entre 16 % et 17 %.</p>
<p><strong>ACQUISITIONS ET PARTENARIATS</strong></p>
<p>Biomérieux a annoncé l&#8217;acquisition de la société privée américaine PML Microbiologicals pour 29,6 millions de dollars. Sur le marché nord américain, cette société de diagnostic in vitro est spécialisée dans les milieux de culture et les produits de contrôle microbiologique destinés aux applications cliniques et industrielles. Cette sixième acquisition en deux ans renforce la position du groupe en Amérique du Nord dans son coeur de métier, la microbiologie. Stéphane Bancel, Directeur général de BioMérieux a déclaré que « dans le contexte économique actuel, nous nous félicitons d&#8217;acquérir une société de réactifs qui dynamisera les ventes récurrentes de BioMérieux ».</p>
<p>Le 11 septembre 2008, BioMérieux a annoncé l’acquisition de la société privée AviaraDx, spécialisée en diagnostic moléculaire des tissus tumoraux à partir de biopsies. Cette société est basée à San Diego, Californie (Etats-Unis). Cette acquisition permet à BioMérieux de renforcer sa position en oncologie et en théranostic ainsi que sa gamme de tests à forte valeur médicale. La société AviaraDx a été acquise pour un montant de 60 millions de dollars.</p>
<p>Le 25 septembre 2008, BioMérieux a annoncé la signature d’un accord de licence et de développement avec la société allemande de biotechnologie ProteoSys concernant le biomarqueur Annexin 3. Cet accord porte sur la mise au point d’un test dans les urines, destiné à la confirmation du diagnostic du cancer de la prostate. Après une première phase de recherche ce test non invasif hautement spécifique et réduisant le nombre de biopsies inutiles qui coûtent cher et sources d’inconfort pour le patient, sera développé sur la plateforme d’immunoessaisVIDAS®.<br />
Pour comprendre l&#8217;impact médico-économique de ce ces recherches il faut savoir que le cancer de la prostate est le cancer dont la prévalence est la plus élevée aux États-Unis, le quatrième cancer le plus répandu au monde et selon les statistiques, 1 français sur 8 aura un cancer de la prostate au cours de sa vie. Aux États-Unis, on estime même que 15 % seulement des patients ayant subi une biopsie sont atteints d’un cancer de la prostate. Or, le coût unitaire d’une biopsie excède 1 000 dollars.</p>
<p><strong>RECOMMANDATION</strong></p>
<p>BioMerieux développe un modèle économique très différent de celui de l&#8217;industrie pharmaceutique. Ainsi la stratégie de développement de BioMérieux présentée en janvier 2007 s&#8217;appuie sur le savoir faire du groupe en matière de diagnostic des maladies infectieuses et sur les besoins croissants de diagnostic dans le cancer ou les maladies cardio-vasculaires.</p>
<p>La forte diversification de son portefeuille produits, son cycle de developpement court (permettant un flux continu de nouveaux produits), la non exposition au risque de générique et le moindre risque de responsabilité des produits in vitro versus in vivo sont autant de points positifs qui la différentie du reste de l&#8217;industrie pharmaceutique.<br />
Alors que l&#8217;on voit un essoufflement du business model “blockbuster” des sociétés pharmaceutiques et le besoin accru d’adapter sélectivement la prescription au profil de chaque patient BioMerieux s&#8217;ouvre vers le Théranostic. BioMérieux bénéficie d&#8217;une position de pionnier en microbiologie industrielle et de fortes positions commerciales. De plus ses technologies propres (BOOM (TM) ou NASBA (TM) ) justifient son ambition de compter parmi les acteurs de la biologie moléculaire, segments en forte croissance.<br />
Dans un environnement très concurrentiel où les marges du groupe sont impactées par la hausse du coût des matières premières, du transport et le renforcement des systèmes d&#8217;assurance qualité, sa stratégie d&#8217;acquisition agressive permettra au groupe d&#8217;acquérir des &#8220;savoir faire&#8221; ou des parts de marchés sur certains segments (applications industrielles par exemple)</p>
<p>Nous conseillons donc l&#8217;achat de BioMerieux qui se trouve sur un marché porteur, plein d&#8217;avenir, qui a intégré les enjeux complexes du secteur pharmaceutiques et qui a su développer une stratégie novatrice.</p>
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