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	<title>Blog Seven Equities &#187; CAC 40</title>
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	<description>Analyses financières et boursières pour particuliers</description>
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		<title>Analyse Total</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Dec 2008 14:41:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quatrième Groupe pétrolier intégré international coté dans le monde, acteur majeur de la Chimie, Total exerce ses activités dans plus de 130 pays, et compte 96 400 collaborateurs. Le Chiffre d’Affaires, hors activités cédées, se repartit dans plusieurs secteurs. Le raffinage et distribution contribuent à 75,1% de ce chiffre. Dans ce domaine se trouve surtout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quatrième Groupe pétrolier intégré international coté dans le monde, acteur majeur de la Chimie, Total exerce ses activités dans plus de 130 pays, et compte 96 400 collaborateurs. Le Chiffre d’Affaires, hors activités cédées, se repartit dans plusieurs secteurs. Le raffinage et distribution contribuent à 75,1% de ce chiffre. Dans ce domaine se trouve surtout l’exploitation, à fin 2006, de 27 raffineries et de 16 534 stations-service dans le monde. Total assure également des activités de négoce et de transport maritime de pétrole brut et de produits pétroliers. L’exploitation et la production d&#8217;hydrocarbures représentent 12,4% des ventes avec 2,39 millions de barils produits par jour en 2007. Ce chiffre est répartit entre l’Europe (28,2%), l’Afrique (33,7%), le Moyen Orient (16,3%), l’Asie (10,5%) et l’Amériques (10,5%). D’ailleurs, Total développe aussi des activités de transport, de stockage de gaz naturel, de génération d&#8217;électricité (à partir de centrales à gaz à cycle combiné et d&#8217;énergies renouvelables), de vente de gaz naturel, d&#8217;électricité, de gaz naturel liquéfié, de gaz de pétrole liquéfié et de charbon. La chimie amène 12,5% des ventes avec la chimie de base (63,4% du CA ; oléfines, aromatiques, polyéthylènes, fertilisants, etc.) et la chimie de spécialités (36,6% ; caoutchouc, résines, adhésifs, etc.). Le quart du chiffre d&#8217;affaires du groupe est réalisé en France.</p>
<p><strong>INFORMATION FINANCIERE</strong></p>
<p>Total a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Au troisième trimestre, le groupe a réalisé un résultat net ajusté de 4,070 milliards d&#8217;euros, en hausse de 35%. Le groupe indique que, au 3e trimestre, le prix moyen du brent a atteint 115,1 dollars le baril, en hausse de 54% et en baisse de 5% par rapport au 2e trimestre. Le résultat net par groupe affiche lui un repli de 2% à 3,05 milliards. Le résultat opérationnel ajusté des secteurs ressort en progression de 40% à 8,083 milliards d&#8217;euros pour un chiffre d&#8217;affaires de 48,849 milliards.<br />
Fin septembre, le résultat net part du groupe a progressé de 19% à 11,4 milliards d&#8217;euros. Le résultat opérationnel a progressé de 40% à 8,1 milliards d&#8217;euros. Sur les 9 premiers mois, le résultat opérationnel a grimpé de 33% à 22,99 milliards d&#8217;euros.<br />
La production d&#8217;hydrocarbures s&#8217;est établie à 2 231 milliers de barils équivalents pétrole par jour, en baisse de 5% et de 2,5% hors effets prix. La progression de la performance opérationnelle est à mettre au crédit des activités du groupe dans l&#8217;aval, l&#8217;indicateur des marges européennes de raffinage TRCV ayant atteint 45 dollars par tonne en moyenne sur le trimestre, en hausse de 88%. Les activités amont (exploration-production) ont pour leur part profité de la hausse de 54% du cours du baril sur un an, à 115,1 dollars en moyenne au 3e trimestre, tandis que les marges pétrochimiques &#8220;se sont rétablies en dépit de la baisse de la demande, bénéficiant de la baisse des prix du naphta sur le trimestre&#8221;, a également souligné Total.</p>
<p>Le flux de trésorerie d&#8217;exploitation exprimé en dollars a progressé de 126% au 3e trimestre et le ratio dette nette sur fonds propres a été ramené à 15% au 30 septembre 2008 contre 25% au 30 juin et 24% un an plus tôt.<br />
Le ROACE calculé sur la période allant du 1er juillet 2007 au 30 juin 2008 est de 25% pour le Groupe et de 29% aux bornes des secteurs d’activité. La rentabilité des fonds propres calculée sur cette même période s’établit à 30%.</p>
<p><strong>DIVIDENDES  </strong></p>
<p>Le conseil d&#8217;administration du 9 septembre 2008 a décidé de fixer à 1,14 euros par action l&#8217;acompte sur dividende au titre de l&#8217;exercice 2008, en hausse de 14% par rapport à l&#8217;acompte versé en novembre 2007. Le détachement du dividende a eu lieu le 14 novembre 2008 et son paiement est intervenu le 19 novembre 2008. Le dividende de l’exercice 2007 était de 2,07 euros par action, en hausse de 11% par rapport à celui de l&#8217;exercice 2006.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>OBJECTIFS ET PERSPECTIVES</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>La stratégie du Groupe, dont la mise en oeuvre s’appuie sur le déploiement d’un modèle de croissance durable conjuguant l’acceptabilité de ses opérations et un programme soutenu d’investissements rentables, a pour objectifs :<br />
- la croissance de ses activités d’exploration et production d’hydrocarbures, et le renforcement de sa position mondiale parmi les leaders sur les marchés du gaz naturel et du GNL ;<br />
- l’adaptation de son outil de raffinage à l’évolution des marchés et la consolidation de ses positions dans la distribution en Europe, tout en les accroissant sur les marchés du bassin méditerranéen, d’Afrique et d’Asie ;<br />
- le développement de la pétrochimie, en particulier en Asie et au Moyen-Orient, tout en améliorant la compétitivité de ses opérations sur les marchés matures ;<br />
- la poursuite d’efforts de recherche et développement intensifs pour développer des sources d’énergies « propres », contribuer à la modération de la demande en énergie et participer à la lutte contre le réchauffement climatique.<br />
Au premier semestre 2008, la mise en oeuvre de l’ambitieux programme d’investissement s’est déroulée conformément aux prévisions. Total anticipe une production en croissance de 4% par an pour 2006/2010.<br />
Les prochains mois devraient être marqués par la montée en puissance progressive des champs de Moho Bilondo au Congo et de Jura en mer du Nord britannique. La production du champ d’Al Jurf en Libye devrait redémarrer au quatrième trimestre. Le Groupe entend aussi poursuivre l’adaptation de son outil de raffinage et de pétrochimie aux nouveaux équilibres de marché, notamment pour améliorer l’efficacité énergétique de ses installations, pour contribuer à satisfaire la demande croissante en gazole et pour maîtriser ses excédents d’essence en Europe.<br />
Il est clair qu’entre un pétrole à 147 dollars le baril, son record de juillet dernier, et un pétrole à 45 dollars le baril, non niveau actuel, la donne change! Le directeur général de Total, Christophe de Margerie, a estimé, dimanche 23 novembre, que la baisse du prix du pétrole allait &#8220;freiner&#8221; les investissements du secteur à moyen terme.<br />
&#8220;Ca commence à devenir dangereux&#8221;, a-t-il expliqué au sujet de la baisse des prix du pétrole, passés d&#8217;environ 150 dollars à 50 dollars en cinq mois. Selon lui, &#8220;les grands projets qui feront la confiance de demain ne passent pas avec un baril en dessous de 80-90 dollars&#8221; et &#8220;beaucoup de sociétés ne pourront plus investir&#8221;. Interrogé sur l&#8217;impact de la crise économique sur Total, il a évoqué des conséquences &#8220;à court terme&#8221; sur ses projets d&#8217;investissements et ses dépenses: d&#8217;après lui, Total doit plus que jamais &#8220;faire attention&#8221; s&#8217;il veut &#8220;garder sa capacité à investir&#8221;.<br />
Les investisseurs continuent de s&#8217;interroger sur les répercussions des abaissements de production de l&#8217;Opep et sur l&#8217;état de la demande de pétrole. Le marché attend de voir si l&#8217;Opep peut se conformer à sa dernière baisse de production afin de correspondre à une demande en berne dans un monde en crise économique. Pour que l&#8217;action de l&#8217;Opep soit efficace, il faut combiner une véritable discipline des pays membres (sur le respect des quotas) et une amélioration de l&#8217;horizon économique.Tout le monde attend de voir si les plans de relance mis en place dans le monde vont avoir un impact. Le plus gros problème du pétrole, ce sont les perspectives économiques et si on commence à voir des nouvelles positives sur l&#8217;économie, on devrait voir un mouvement positif pour les prix du pétrole. Les analystes interrogés par l&#8217;agence Dow Jones Newswires s&#8217;attendent à une nouvelle hausse des stocks de brut pour la semaine terminée le 19 décembre, de l&#8217;ordre de 200.000 barils, ainsi qu&#8217;à une progression aussi des réserves d&#8217;essence (+1 million de barils).<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>RECOMMANDATION</strong></p>
<p>Total bénéficie d&#8217;une structure financière solide et son &#8221; modèle &#8221; opérationnel et financier offre de la visibilité aux investisseurs. De plus les actionnaires sont bien traités par le groupe tant en termes de dividendes que de rachats d&#8217;actions. Cependant par rapport aux trois plus importantes sociétés du secteur Exxon, BP, Royal Dutch, la société souffre d&#8217;un manque de taille et de diversification géographique.<br />
Comme ces dernières Total est sensible à l&#8217;évolution à moyen terme du prix du baril de pétrole et du gaz. En effet, d&#8217;une manière générale, les perspectives du secteur pétrolier, tant en amont (exploration et production) qu&#8217;en aval (raffinage et distribution), dépendent de l&#8217;évolution du cours moyen du pétrole brut. Les tensions géopolitiques susceptibles d&#8217;entraîner des perturbations de la production, ou encore le niveau des réserves stratégiques détenues par les pays consommateurs sont à surveiller.<br />
A l’opposer Total est la seule major à publier ses comptes en euros et le groupe est donc aussi sensible au variation du cour du dollar, lequel est la devise de facturation sur le marché du pétrole.<br />
Sur le cour terme les variations du dollar et du prix du pétrole vont affecter le titre sûrement négativement. Cependant avec la montée en puissance des pays émergents et la reprise économique qui pourrait reprendre vers 2009/2010 la demande de pétrole va probablement remonter à des niveaux plus haut. Ainsi vu la tendance baissière du moment, le titre semble être à un niveau intéressant pour se positionner sur le long terme horizon 2010. De plus Total va rester attirant au vu de sa politique de distribution du dividende. Il faudra tout de même surveiller sa politique d’investissement qui est à l’origine des cash flow futures, surtout dans l’industrie pétrolière où l’exploration et le développement d’un champ pétrolier fait face à de nombreuses incertitudes liées aux rendements et aux coûts tout au long du cycle de vie du projet.</p>
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		<title>Analyse Sanofi-Aventis</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 16:32:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Numéro quatre mondial de la pharmacie, derrière Pfizer, GlaxoSmithKline et Novartis, Sanofi-Aventis est né du rapprochement du français Sanofi-Synthelabo et du franco-allemand Aventis en 2004. Fort de près de 100 000 collaborateurs dans le monde, le groupe numéro un européen réalise un chiffre d&#8217;affaires consolidé de 28 milliards d&#8217;euros. Il développe 7 axes thérapeutiques majeurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Numéro quatre mondial de la pharmacie, derrière Pfizer, GlaxoSmithKline et Novartis, Sanofi-Aventis est né du rapprochement du français Sanofi-Synthelabo et du franco-allemand Aventis en 2004. Fort de près de 100 000 collaborateurs dans le monde, le groupe numéro un européen réalise un chiffre d&#8217;affaires consolidé de 28 milliards d&#8217;euros. Il développe 7 axes thérapeutiques majeurs : cardiovasculaire, thrombose, cancer, diabète, système nerveux central, médecine interne et vaccins. En outre, Sanofi-Aventis commercialise des produits OTC et des médicaments génériques.<br />
L&#8217;ensemble des produits pharmaceutiques représentent 90,1% du chiffres d&#8217;affaires et les 9,9% restant proviennent de l&#8217;activité vaccins humains.<br />
A fin 2007, le groupe dispose de 78 sites de production dans le monde et la répartition géographique du chiffre d&#8217;affaires est la suivante : Europe 43,4%, Etats-Unis 33,8% et autres 22,8%.</p>
<p><strong>INFORMATIONS FINANCIÈRE</strong></p>
<p>A fin septembre 2008, le chiffre d’affaires de Sanofi-Aventis est de 20 479 millions d’euros, en progression de +3,8% à données comparables et en baisse de 3,1% à données publiées du fait de l’effet devises et des variations de périmètre.<br />
Au troisième trimestre 2008, le chiffre d&#8217;affaires est de 6 853 millions d&#8217;euros, en progression de +5,5% à données comparables, mais recule de 2,4% en données publiées.<br />
On notera la bonne performance de l&#8217;ensemble des 15 médicaments les plus importants de Sanofi-Aventis  dégageant 3 957 millions d&#8217;euros soit une progression de 7,3%, notamment de Lantus® (+29,1%). Ces bons chiffres sont en partie expliqués par la croissance soutenue de l&#8217;activité aux Etats-Unis de 11,5%. Le groupe annonce ainsi une croissance trimestrielle supérieure au marché pharmaceutique.</p>
<p>Le résultat opérationnel courant atteint 7 564 millions d’euros, en baisse de 1,2%. Hors effet devises, celui-ci progresse de 8,7%. Il représente 36,9% du chiffre d’affaires, soit une amélioration de 0,7 point par rapport à fin septembre 2007.<br />
Les 9 premiers mois 2008 enregistrent une charge de restructuration de 258 millions d’euros (élément particulier, 181 millions d’euros après impôts) liée à l’adaptation de l’outil industriel en France et de la force commerciale en Europe. On voit ainsi une amélioration de 0,9 point du ratio &#8220;frais commerciaux et généraux sur chiffre d&#8217;affaires&#8221; à 24,1%.</p>
<p>Sanofi-Aventis a enregistré un résultat net ajusté de 1 888 millions d&#8217;euros, en hausse de 1,9% tandis que le bénéfice net ajusté par action (BNPA ajusté) ressort à 1,45 euro, en progression de 5,8% par rapport au troisième trimestre 2007 (1,37 euro) .</p>
<p><strong>DIVIDENDES</strong></p>
<p>Le groupe a proposé à l&#8217;assemblée générale un dividende de 2,07 euros par action, en croissance de 18,3%. La mise en paiement du dividende a eu lieu le 21 mai 2008.</p>
<p><strong>OBJECTIFS ET PERSPECTIVES</strong></p>
<p>Après un troisième trimestre marqué par la légère progression de son bénéfice net et malgré une baisse de ses ventes, Sanofi-Aventis relève ses objectifs de résultats pour l&#8217;année 2008. Sauf événements adverses majeurs, le Groupe anticipe désormais une croissance du BNPA 2008 ajusté hors éléments particuliers de l’ordre de 9%, calculée à parité euro/dollar 2007 (1,371). La sensibilité à la variation euro/dollar est estimée à 0,5% de croissance pour 1 cent de variation. Le BNPA ajusté hors éléments particuliers pour l’année 2007 était de 5,17 euros.</p>
<p>Dans un contexte pharmaceutique en évolution rapide, le directeur général, Gérard Le Fur, dont le mandat courait en principe jusqu&#8217;en 2010 a été débarqué au profit de Chris Viehbacher, venu de GlaxoSmithKline, qui devrait mettre en oeuvre une stratégie de &#8220;long terme&#8221;.<br />
Ainsi Sanofi-Aventis a acquis le fabricant de génériques tchèque Zentiva et devrait permettre de se renforcer sur le marché des génériques et d&#8217;augmenter sa présence dans les pays émergents d&#8217;Europe de l&#8217;Est à fort potentiel de croissance.<br />
Le groupe souhaite aussi faire une acquisition d&#8217;envergure au Japon  mais la cible manque.<br />
Toujours dans la perspective de faire accélérer la mise sur le marché de nouveaux produits (à l’image des accords déjà en place avec Regeneron et Oxford BioMedica)  de nouveaux accords avec des sociétés biotechs sont souhaités. De plus, dans une optique de diversification, Sanofi-Aventis a finalisé l’acquisition d’Acambis (vaccins), et Symbion (nutraceutique/OTC) en Australie.<br />
Ces mesures n&#8217;auront d&#8217;impact que sur le long terme c&#8217;est pourquoi Sanofi-Aventis a mis en place comme beaucoup d&#8217;industries pharmaceutiques des programmes de restructurations permettant ainsi à la société de dégager une marge opérationnelle un peu supérieure en dépit d’une stagnation de la croissance des ventes.  Le groupe a entrepris une ré-allocation de ses effectifs au profit des pays émergents et du Japon (aux dépens de l’Europe et des Etats-Unis, bien entendu). En effet l’amélioration du niveau de vie des habitants de grands pays tels que le Brésil, la Chine, l’Inde, fait augmenter la demande pour les médicaments sans ordonnance et en vente libre (OTC), une activité qui génère 15% du chiffre d’affaires de Sanofi-Aventis et dont les flux de trésorerie sont importants et réguliers.</p>
<p>Outre l&#8217;activité des produits pharmaceutiques, Sanofi-Pasteur, filiale spécialisée dans les vaccins fait l’objet d’investissements importants. On constate que les vaccins sont de plus en plus demandés, partout dans le monde ; ils sont utilisés contre des maladies difficiles à traiter (comme le cancer) ainsi que contre des maladies telles que la polio et l’hépatite C.</p>
<p><strong>RECOMMANDATION</strong></p>
<p>Le groupe possède huit médicaments qui réalisent plus d&#8217;un milliard d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires (blockbusters). Cependant l&#8217;exposition du laboratoire à la menace des génériques d&#8217;ici 2014 est grande. En dehors de sa branche vaccins, Sanofi-Avebtis n&#8217;a plus lancé aucun médicament important depuis 2001, ce qui  fait redouter un risque en termes de produits notamment avec le retrait du dossier d&#8217;homologation de l&#8217;Acomplia aux Etats-Unis.<br />
De plus, plus de 30% des résultats du groupe sont immédiatement exposés aux risques entourant le dossier Plavix et Lovenox, même si Sanofi-Aventis a gagné le procès Plavix aux Etats-Unis maintenant ainsi la protection du brevet jusqu&#8217;en novembre 2011.</p>
<p>De plus comme les autres valeurs du secteur, Sanofi-Aventis est affecté par le durcissement des politiques de santé qui pèsent sur les ventes de médicaments comme en France ou en Allemagne.<br />
Cependant d&#8217;une manière générale, les valeurs pharmaceutiques résistent en période de crise, et affichent à long terme des croissances soutenues (seulement 20% de la population mondiale a un accès normal aux médicaments, nombre de maladies ne sont pas encore traitées et l&#8217;espérance de vie s&#8217;allonge rapidement). Sanofi-Aventis  a un profil très défensif. Le groupe a beaucoup déçu au cours de l’année 2008. Aujourd’hui, on note un potentiel de restructuration et de recentrage, ainsi qu’une valorisation très basse.</p>
<p>Enfin, le titre présente un intérêt spéculatif, dans la mesure où le pacte d&#8217;actionnaires liant L&#8217;Oréal (10,5 % du capital) et Total (12,13 % du capital) est arrivé à échéance fin 2004. La cession des parts d&#8217;un de ces actionnaires de référence pourrait aussi provoquer un afflux de titres sur le marché.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;indicateurs sont  en contradictions et ne nous permettent pas  d&#8217;avoir un sentiment clair sur la valeur. Ainsi à moins de nouveaux résultats cliniques ou de demande d&#8217;enregistrement de  molécule du pipeline (notamment Multaq en cardiovasculaire) ou une OPA sur le groupe, nous restons pour le moment à l&#8217;écart sur cette valeur. De plus à court terme le titre est proche de ses valeurs de résistance.</p>
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		<title>Analyse Essilor</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 14:08:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Essilor International est le n° 1 mondial de la conception, de la fabrication et de la commercialisation de verres correcteurs et d&#8217;instruments d&#8217;optique ophtalmique. C&#8217;est avec les verres correcteurs : verres progressifs (marque Varilux), verres anti-reflets, anti-rayures et antistatiques (Crizal), verres en polycarbonate (Airwear) et verres à hauts indices (Stylis et Linéis) qu&#8217;Essilor réalise 93,1% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Essilor International est le n° 1 mondial de la conception, de la fabrication et de la commercialisation de verres correcteurs et d&#8217;instruments d&#8217;optique ophtalmique. C&#8217;est avec les verres correcteurs : verres progressifs (marque Varilux), verres anti-reflets, anti-rayures et antistatiques (Crizal), verres en polycarbonate (Airwear) et verres à hauts indices (Stylis et Linéis) qu&#8217;Essilor réalise 93,1% de son chiffres d&#8217;affaires. Cependant la fabrication et la vente d’instruments d’optique (principalement d’appareils de taillage de verres finis et d’équipements de dépistage des défauts visuels) font aussi partie de son savoir-faire et représente 6;9% de son chiffre d’affaires.<br />
Essilor est une société tourné sur l&#8217;innovation (le verre est un produit high teck) avec 30% de chiffre d’affaires réalisés avec des produits lancés il y a moins de 3 ans et 50% avec des produits lancés il y a moins de 5 ans.<br />
Avec une présence dans plus de 100 pays le groupe emploie 29 288 collaborateurs dans le monde et dispose d’usines, laboratoires, filiales et centres de distribution implantés de façon très étendu et homogène. Cette couverture mondiale s’étend à deux niveaux, en interne à travers une politique de développement très poussée et en externe avec une logique de croissance par acquisitions. Le groupe a ainsi pris le contrôle de 13 sociétés au premier semestre sur plusieurs continents, en particulier en Europe ou l&#8217;activité représente 45,3% du chiffre d&#8217;affaires et en Amérique du Nord avec 41,7% du chiffre d&#8217;affaires. Le groupe a conclu des partenariats solides avec plusieurs sociétés. C’est le cas notamment du groupe PPG Industries, à travers Transitions, spécialiste des verres photochromiques et de Nikon, dans le cadre d’une joint-venture sur le secteur des verres ophtalmiques.</p>
<p><strong>INFORMAION FINANCIERE</strong></p>
<p>Entre 1997 et 2006 le chiffre d’affaires d’Essilor a progressé en moyenne de +7,3 % par an et la croissance organique de +5,8 % par an. Dans le même temps, le groupe a continué à améliorer sa rentabilité avec une marge opérationnelle de 17,4% en 2007.<br />
Au 3ème trimestre 2008, le chiffre d’affaires consolidé hors effet de change d’Essilor affiche une augmentation de 8,9 %. La croissance organique du groupe (+ 5,5 %) s’inscrit dans la lignée des deux premiers trimestres (respectivement 6,2 % et 4,6 %). Le redressement du dollar américain face à l’euro a permis de réduire l’impact négatif des effets de devises, soit &#8211; 4,2 %. Enfin, l’effet périmètre ressort à + 3,4 %. En Europe, les situations demeurent contrastées d’un pays à l’autre avec une croissance très modeste de 2,7%. La croissance en Amérique du Nord de 5,1% est du a la base de comparaison particulièrement élevée + 10,7 % de croissance homogène au troisième trimestre 2007. En Asie, l’ensemble des pays émergents est bien orienté avec une hausse de12,1%, en particulier l’Inde et la Corée du Sud. Après un premier semestre difficile, l’Australie a renoué avec la croissance. Le Japon affiche pour sa part des ventes en léger retrait dans un marché sensiblement dégradé. L’Amérique latine quant à elle ,confirme avec une croissance de 24,2%, son excellent début d’année.<br />
Sur les neuf premiers mois le chiffre d’affaires consolidé d’Essilor s’élève à 2 277,8 millions d’euros, en progression de 5,4 % à structure et taux de change constants et de 9,3 % hors effet de change. L’effet de périmètre représente + 3,9 % ; il est constitué des acquisitions de 2008 et d’une partie de celles réalisées en 2007. En dépit de l’appréciation récente du dollar américain, l’effet de change, également impacté par la baisse de la livre sterling et du won coréen, reste fortement négatif, soit – 5,8 %. La croissance organique du groupe se maintient donc à un niveau conforme à sa tendance historique, une performance notable dans le contexte économique actuel. Cette progression s’est notamment appuyée sur une hausse des volumes de verres mondiaux de l’ordre de 5 % à fin septembre et une progression de l’ensemble des réseaux du groupe.</p>
<p>La croissance dont a bénéficié le groupe au cours des dernières années s’est accompagnée d’un renforcement de sa solidité financière. Essilor dispose ainsi d’une marge de manœuvre importante pour financer son développement futur. Au 31 décembre 2007, le ratio d’excédent net sur capitaux propres s’établissait à 12 %. De plus les cash flows représentent pour le groupe une source de financement importante et régulière. En 2007, le cash flow disponible (free cash flow) s’élève à 262 millions d’euros après financement de l’activité (c’est-à-dire financement des investissements industriels et de l’augmentation du besoin en fonds de roulement).</p>
<p><strong>DIVIDENDES</strong></p>
<p>Essilor a versé un dividende de 0,62* euro au titre de l’exercice 2007, en augmentation de 13% par rapport à l’exercice précédent. Au cours des 5 dernières années, le dividende a été multiplié par près de 2,5. Le taux de distribution s’élève à 35,3% en 2007.<br />
Il est à noter que 8 % du capital est détenu par les salariés (1 salarié sur 4 est actionnaire du groupe), qui représentent 14 % des droits de vote lors des assemblées générales et les actionnaires seront intéressés par le bon ROE de 17,1 %</p>
<p><strong>OBJECTIFS ET PERSPECTIVES</strong></p>
<p>Pour la deuxième partie de l’année, Essilor poursuivra sa stratégie de déploiement de produits à valeur ajoutée, ainsi que sa politique de développement international et d’acquisition. Le groupe réalisant une part importante de son chiffre d&#8217;affaires en dollars, avec 42 % des ventes réalisées en Amérique du Nord l&#8217;évolution des parités des changes peut donc encore porter préjudice à la valeur. L’ensemble de l’exercice 2008 devrait confirmer, une nouvelle fois, la régularité de la croissance d’Essilor et de sa rentabilité malgré une dégradation du climat économique qui pousse certains consommateurs à retarder le renouvellement de leurs lunettes.<br />
Dans sa stratégie de développement, le groupe met l&#8217;accent sur les produits à forte valeur ajoutée technologique (verres organiques, verres photochromiques, verres anti-reflet…), dont la croissance est supérieure à la moyenne du marché. Dans cette perspective, Essilor investit beaucoup en R\&amp;D et dispose d&#8217;un réservoir de produits innovants, ce qui lui permet de garder une longueur d&#8217;avance sur ses concurrents. Cependant le développement de la chirurgie ophtalmique fait peser une menace, qui ne peut être négligée, sur les parts de marché des opticiens.                                                       En 2009, le groupe devrait profiter du lancement de la nouvelle «génération 6» de verres Transitions en Europe et d&#8217;un nouvel «anti-reflets».<br />
Sur les perspectives long termes le groupe ne cesse de renforcer ses positions sur les marchés émergents très dynamiques, en particulier en Chine et en Inde. Dans 20 ans, 50 % des volumes mondiaux seront en Asie</p>
<p><strong>RECOMMANDATION</strong></p>
<p>L’industrie du verre ophtalmique est peu soumise aux cycles économiques. Depuis 20 ans, le marché des verres correcteurs connaît une croissance stable, de l’ordre de 3 à 4 % par an.<br />
Ce dernier offre un potentiel de croissance en volume (taux d’équipement actuel estimé à 26 % alors que 65 % de la population mondiale devrait être équipés) et en valeur (renouvellement des verres et attrait des consommateurs pour les verres à forte valeur ajoutée). Le marché profite également de l&#8217;allongement de la durée de vie et des problèmes de vue qui accompagnent le vieillissement.<br />
A l&#8217;intérieur du secteur de la santé, investir dans les entreprises que l&#8217;on connaît n&#8217;est pas forcément un gage de performance. Ainsi, la catégorie &#8220;Big pharma&#8221; devrait voir à moyen terme ses performances baisser du fait de certains problèmes qui s&#8217;amplifient, tels que l&#8217;accumulation du développement des génériques.<br />
Essilor est une société bien diversifiée géographiquement qui bénéficie d&#8217;une demande assez stable et d&#8217;une forte reconnaissance de ses marques. Elle affiche une performance boursière très encourageante par rapport à son indice de référence et est bien équipées pour poursuivre leur croissance sur le moyen terme. Ainsi avec un Beta de 0,42 Essilor est l&#8217;une des rares valeurs du CAC 40 a être &#8220;relativement&#8221; épargnée par la crise. Depuis le début de l&#8217;année, le titre de la société française et numéro 1 mondial des verres correcteurs, accuse une baisse de 30% contre 47% pour l&#8217;indice phare de la Bourse de Paris. Vendredi, l&#8217;action a terminé à la première place du CAC 40, en hausse de 1,75% à 30,29 euros.<br />
De plus depuis janvier 2005, l’appartenance de l’action Essilor à l’indice CAC 40 lui donne une plus grande visibilité auprès des investisseurs mondiaux et assure une meilleure liquidité du titre.<br />
Essilor met tout son potentiel humain et technologique au service d’un seul produit : le verre. Cette connaissance et cette concentration de l’activité confèrent à Essilor la maîtrise des enjeux du secteur qui lui permet d&#8217;allier croissance et rentabilité. De plus les positions fortes sur des métiers de niche permet au groupe d&#8217;offrir une bonne visibilité sur ses résultats<br />
Nous conseillons donc l&#8217;achat de cette valeur qui dans un contexte économique défavorable a de nombreux atouts pour y faire plus que face.</p>
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